ATHENEE ROYAL JULES BARA


Adresse
Rue Duquesnoy, 24
7500 Tournai
Tél. : 069 89 06 06

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Enseignement général
Secondaire ordinaire - Fase : 1696



En quelques mots


L'Athénée royal Jules Bara est l'un des plus anciens établissements d'enseignement secondaire du pays. Son histoire remonte au collège tenu par les Jésuites en 1582, avant de devenir Collège Royal, puis Athénée Royal. Depuis 1979, il porte le nom de Jules Bara, ancien élève de l'établissement et figure majeure de l'enseignement public belge.



Une école ... son histoire


Aux origines : le collège des Jésuites

L'histoire de l'Athénée royal Jules Bara plonge ses racines dans le XVIᵉ siècle. À cette époque, l'autorité municipale de Tournai entend jouer un rôle dans l'organisation de l'enseignement, jusque-là placé sous l'autorité ecclésiastique.

C'est dans ce contexte que les Jésuites s'installent à Tournai et y développent leur enseignement. Leur collège connaît progressivement un succès important et s'agrandit au fil des années. Plusieurs bâtiments sont acquis ou construits rue du Quesnoy, lieu qui restera durablement associé à l'histoire de l'établissement.


De la période française à l'Athénée

La suppression de la Compagnie de Jésus marque la fin de cette première période. Les bouleversements politiques de la fin du XVIIIᵉ siècle entraînent ensuite de profondes transformations de l'enseignement.

Sous le régime français, l'établissement devient Collège National. Après la chute de l'Empire et le rattachement de Tournai au Royaume des Pays-Bas, il connaît de nouvelles évolutions.

Au début du XIXᵉ siècle apparaît l'appellation Athénée, qui restera désormais attachée à l'établissement. Après l'indépendance de la Belgique, l'école poursuit son développement et adapte progressivement son enseignement aux besoins d'une société en pleine transformation.


Une école qui évolue avec son temps

Au XIXᵉ siècle, l'Athénée développe notamment l'enseignement des langues modernes et des matières commerciales. L'école se transforme ainsi progressivement, tout en conservant l'héritage d'une institution déjà ancienne.

Une évolution importante intervient au XXᵉ siècle avec l'arrivée des jeunes filles. L'établissement, longtemps réservé aux garçons, devient progressivement une école ouverte à tous.

L'enseignement moral indépendant y trouve également sa place dans l'entre-deux-guerres.


L'Athénée pendant la Seconde Guerre mondiale

La guerre bouleverse profondément la vie de l'établissement.

En mai 1940, les bombardements n'occasionnent heureusement que des dégâts superficiels aux anciens bâtiments de la rue du Quesnoy. Les locaux scolaires accueillent d'abord des réfugiés avant d'être occupés par les troupes allemandes.

La vie scolaire ne s'interrompt pourtant pas longtemps. Des cours sont organisés dans différents lieux et l'enseignement reprend dès juin 1940. Pendant ces années difficiles, plusieurs membres du personnel contribuent à maintenir l'activité de l'école malgré l'occupation.


De l'Athénée de Tournai à l'Athénée royal Jules Bara

En 1950, l'établissement célèbre son centenaire comme école de l'État.

Une section préparatoire ouvre ses portes en 1968 et fonctionnera jusqu'en 1985.

En septembre 1979, l'école prend le nom qu'elle porte aujourd'hui : Athénée royal Jules Bara. Elle rend ainsi hommage à l'un de ses anciens élèves, Jules Bara, homme politique tournaisien qui fut notamment ministre de la Justice au XIXᵉ siècle.

L'internat connaîtra à son tour une évolution : devenu Internat autonome Walter Ravez en 1989, il sera transféré dans un bâtiment restauré du quai Vifquin.

Ainsi, derrière le nom actuel de l'Athénée royal Jules Bara se dessine l'histoire d'un établissement qui a traversé plusieurs régimes politiques, connu les transformations successives de l'enseignement et accueilli des générations d'élèves tout en conservant un lien remarquable avec ses origines.


Résumé basé sur l'article rédigé par M. Serge Mondo, préfet des études honoraire de l'Athénée royal Jules Bara et publié initialement dans le Bulletin des Retraités de l'APRAFS, n° 132, pages 5-6, 2014.
Source historique : Pierre Bachy, Athaeneum Tornacense, 1990



Choix du nom de l'école

L'Athénée Royal Jules Bara porte, depuis septembre 1979, le nom d’un de ses anciens élèves.


Jules Bara a joué un rôle déterminant dans la consolidation du modèle d'enseignement laïque en Belgique.


La loi du 1ᵉʳ juin 1850, défendue notamment par Théodore Verhaegen et Frère-Orban, a posé les bases d'un enseignement public structuré. Elle prévoyait la création de dix athénées royaux et de cinquante écoles moyennes pour garçons, placées sous la tutelle de l'État. Cette loi garantissait la prééminence du pouvoir civil sur les institutions communales d'enseignement, notamment en imposant que les professeurs soient recrutés parmi les diplômés des écoles normales. L'État se réservait en outre le droit de contrôler les manuels, les programmes et les budgets, contribuant ainsi à l'établissement du premier réseau d'enseignement public national.Cette loi constitue le cadre dans lequel Jules Bara inscrira ensuite son action politique en faveur d’un enseignement public placé sous l’autorité de l’État.


Au cours de son deuxième mandat gouvernemental, il soutient activement Pierre Van Humbeeck, initiateur de la loi du 10 juillet 1879 relative à l'enseignement primaire. Cette législation, connue sous le nom de « loi Van Humbeeck », fut étendue à l'enseignement moyen en 1881 et visait à renforcer la neutralité de l'État dans l'organisation scolaire en la soustrayant à l'influence ecclésiastique.

Portrait de Jules Bara

Bibliographie - Liens utiles

Livres

« Une page de l’histoire de l’Athénée de Tournai (1727-1806) », in Hainaut Encyclopédie, tome 3, Mons, 1974, pp. 49-54.

Archives de l’État à Tournai, Travaux Publics, Ville de Tournai.

Bachy (P.), Athaneum Tornacense. Histoire de l’Athénée de Tournai. Le plus vieil Athénée de Belgique, Tournai, Athénée Royal Jules Bara, 1991.

Bondroit (T.), « La chapelle de l’Athénée royal de Tournai », in Collationes diocesis tornacensis, tome XXV, 1929-1930, pp. 132-139.

Bourla (C.), Tournai-Guide illustré. Histoire, monuments civils et religieux, instruction, beaux-arts, bienfaisance, commerce, etc., Tournai, Vasseur-Delmée, 1884.

Boziere (A.-F.-J.), Tournai ancien et moderne ou description de cette ville, ses monuments, ses institutions depuis son origine jusqu’à nos jours, Tournai, Adolphe Delmée, 1864.

Brigode (S.), « Les projets de construction de l’église des Jésuites à Anvers, d’après les plans conservés à la Bibliothèque Nationale à Paris », in Bulletin de l’Institut historique de Rome, tome XIV, 1934, pp. 157-174.
P. Desmette, dans son article intitulé « Le séminaire épiscopal de Tournai sous l’ancien régime. Esquisse historique », publié dans l’ouvrage dirigé par M. Maillart-Luypaert, Séminaire de Tournai, histoire - bâtiments - collection (Louvain, Peeters, 2008, pp. 3-12), explore l’histoire du séminaire épiscopal de Tournai sous l’ancien régime.

E. Dony retrace l’histoire de l’Athénée de Tournai, de ses origines à 1922, dans son ouvrage L’Athénée de Tournai. Origines, vicissitudes et souvenirs (1595-1922) (Tournai, 1922).

L’ouvrage Tournai (Bruxelles, Artis-Historia, 1986), écrit par D. Dumoulin, P. Pycke et G. Mathieu, offre une perspective sur l’histoire de la ville.

M. Messiaen, dans son article « La chapelle de l’Athénée royal de Tournai », publié dans Calvaires et Chapelles en Hainaut, X, 1, mars 1957, pp. 2-3, se penche sur l’architecture de la chapelle de l’Athénée royal de Tournai.

I.-M. Perouse de Montclos, dans son ouvrage Architecture, description et vocabulaire méthodiques (Paris, éditions du patrimoine, centre des monuments nationaux, 20H1), fournit des outils méthodiques pour l’étude de l’architecture.

P. Philippot, D. Coekelberghs, P. Loze et D. Vautier, dans leur ouvrage L’architecture religieuse et la sculpture baroque (Sprimont, Mardaga, 2003), examinent l’architecture religieuse et la sculpture baroque.

P. Roland retrace l’histoire de Tournai dans son ouvrage Histoire de Tournai (Tournai, Casterman, 1964).

A.-G.-B. Schayes, dans son ouvrage Histoire de l’architecture en Belgique (Bruxelles, 1853, 4 vols.), offre une perspective historique sur l’architecture belge.

R. Tijs explore l’architecture Renaissance et Baroque en Belgique dans son ouvrage Architecture Renaissance et Baroque en Belgique (Bruxelles, Racine, 1999).


Athenaeum Tornacensis : histoire de l'Athénée de Tournai, le plus vieil Athénée de Belgique   

Articles de journaux : 

https://www.lavenir.net/regions/wallonie-picarde/tournai/2025/06/23/le-tournai-davant-comment-le-college-est-devenu-athenee-HR2EH775FZA3ZPN45B63JOEECU/



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